Accès pour tous à l’eau solidaire

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Près de 10 000 personnes meurent chaque jour dans le monde par manque d’eau potable et d’assainissement. L’association Hydraulique Sans Frontière, créée en 1991, et qui regroupe des bénévoles spécialistes de l’ingénierie hydroélectrique  agit plus de vingt-cinq pays. Leur objectif est d’apporter des solutions durables d’accès à l’eau et d’assainissement, en améliorant les conditions d’hygiène des populations de villages et de villes dans le respect de leur vision culturelle de l’eau. Ainsi, l’association est présente depuis trois ans au Tchad pour former les techniciens locaux qui demain, maintiendront en état les infrastructures installées par HSF.

Cette association est organisée autour de quatre permanents et regroupe plus de quatre cent adhérents. « Le travail sur le terrain est effectué par des binômes de techniciens et d’ingénieurs juniors et seniors travaillant  dans une approche intergénérationnelle, à la conduite de projets hydrauliques », nous explique Lucien Delorme, exposant de l’association.

Respectueuse  des normes de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) et garante de la sécurité alimentaire, l’eau, ainsi délivrée, permet d’améliorer l’hygiène des populations mais aussi le développement économique local de pays du Sud et en partenariat avec une collectivité française.

                                            

Le Bélier hydraulique, une innovation simple et mis en place par HSF

Le « Bélier Hydraulique », étrange pompe à clapet présente sur le salon, reproduit à petite échelle le fonctionnellement d’une installation peu coûteuse capable d’acheminer de l’eau vers le haut, et ce sans effort ni énergie. Mise en place au niveau local, elle permet la création de châteaux d’eau autonomes en approvisionnement et ne nécessitant aucun entretien.

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Plus de quarante projets sont aujourd’hui en cours de réalisation.

 

http://www.hydroliquesansfrontieres.org

 

Par Etienne D’Ardailhon

Portrait de Selena, de l’association « Yo Soy 132 »

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Lorsqu’elle se lève pour me serrer la main, Selena semble une petite jeune femme réservée, qui se cache derrière son stand.A première vue, elle a l’air d’une jeune étudiante mexicaine timide, au visage fermé, au regard fuyant. En réalité, derrière cette timidité se cachent un courage et une détermination remarquables. Ce vendredi 15 novembre, Selena est venue au Village de la Solidarité Internationale à Lyon pour représenter le stand de l’association d’étudiants mexicains « Yo Soy 132 ».

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Cette association « Yo Soy 132 » ne soutient aucun mouvement politique, comme l’explique Selena. Elle se bat pour faire naitre une conscience collective de la population mexicaine et rétablir une démocratie par le bas, par le peuple. Leur travail se fait donc au nom de la solidarité internationale, « une entraide solide qui crée des liens solides en réseau ». Pour communiquer à l’internationale, « Yo Soy 132 » utilise les réseaux sociaux, publie des articles sur internet et sur des blogs. Elle organise également des rassemblements dans plusieurs  villes au Mexique. « Si nous n’allumons par la flamme ensemble, qui va éclairer cette obscurité[1] ? » une devise à l’image de la détermination de Selena.

Logreco Valentina

Etudiante Master 2 PSAPI Expertise Internationale Lyon3

www.yosoy132media.org

Facebook : yosoy132-lyon


[1] « Si no ardemos juntos, ¿ Quien iluminarà esta oscuridad ?»

L’Education pour tous : Un enjeu en Amérique latine

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Lyon, le 16/11/2013 à 15h00

« Quand tout le monde parle de l’éducation en Afrique, on oublie souvent qu’elle est tout aussi essentielle en Amérique latine » comme l’explique la représentante d’Unicef Rhône sur le Village de la Solidarité Internationale.

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Ainsi les associations se mobilisent ! Unicef, Visions du Monde ou encore Mouvement pour la paix, tous ont un but commun ; faire connaitre l’éducation à tous les enfants !
Quand l’Unicef agit sur les catastrophes naturelles comme Haïti ou les Philippines, Vision du Monde, quant à lui, lance  en Bolivie  un programme de parrainage d’enfants pour 15 ans.

«  En venant au village de la solidarité, nous voulons faire connaitre notre action ».
Par exemple,  La représentante du Mouvement pour la paix, raconte son voyage en Equateur.  Suite à ses rencontres avec les indiens d’Amazonie, qui par ailleurs sont très documentés sur les enjeux internationaux, elle insiste sur le manque d’éducation politique autonome des  Français par rapport à la jeunesse d’Amérique latine.

Par ailleurs,  les associations font preuve  d’une grande créativité pour mobiliser sans cesse davantage. UNICEF organise des manifestations et la prochaine, sous forme d’un flash mob, se déroulera le 20 novembre place des Terreaux à Lyon.  Un seul objectif : promouvoir la Journée Internationale des Droits de l’Enfant.

Julia KLESSEN et Camille RAJON

Vanaja, une autre approche de la solidarité internationale

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Des bijoux, des jouets, des couleurs chaudes. Un stand qui attire. Blandine nous raconte l’histoire de Vanaja. Cette association, née en 2008, a la volonté d’offrir à Speed Trust (Slum People Education and Economic Development) une antenne en Rhône-Alpes.

Qu’est-ce que Speed Trust ? Cette ONG, basée à Chennay dans le Sud de l’Inde, existe depuis 1999. Son originalité se trouve dans son rapport au bidonville de Gandhinagar. Loin de l’assistanat, Speed Trust propose aux habitants de se battre pour améliorer leurs conditions de vie. Il s’agit de mettre en place des micro-crédits, des prêts étudiants, du soutien scolaire, des formations professionnelles, le plus important étant le parrainage. Rien d’original à première vue, mais c’est sans compter la particularité de Speed Trust ! En effet, le parrainage des femmes est l’activité principale de l’organisation. Elles reçoivent de l’argent directement de particuliers et du Secours Populaire, et Speed Trust intervient pour leur apprendre à le gérer. Ainsi, elles acquièrent leur propre autonomie.

Speed Trust ne s’arrête pas là. Tout le travail de formation permet aux habitants de vivre de leurs savoirs-faire. Par exemple, un salon de beauté a même ouvert dans le bidonville et les jeunes femmes s’y pressent. Ce n’est qu’une des facettes de ce commerce.

La société Baladarshan (qui veut dire «Espoir des Jeunes») est née de ces initiatives. Elle centralise différentes coopératives qui souhaitent trouver de nouveaux débouchés. Par ailleurs, elle diffuse les produits, fabriqués de manière artisanale et ancestrale, en Inde et à l’étranger. Cela contribue au développement de commerce solidaire et de voyages solidaires.

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Vanaja est une des nombreuses antennes attirées par les produits de Baladarshan. Certaines créations, d’ailleurs, ont gagné le prix International Star Award au California Gift Show de juillet 2009. Acheter au prix juste des objets artisanaux et pouvoir les proposer à une autre clientèle est un procédé qui plaît à beaucoup de revendeurs locaux et soucieux du commerce solidaire.

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A noter, cette implication quotidienne permet de proposer sur de nouveaux marchés des produits spécialement réalisés pour des consommateurs étrangers.

Claire Bugades et Paul Vienot,  étudiants Master 2 PSAPI

La RES sur le terrain

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François Lecouturier, dirigeant d’Itinere conseil, raconte son expérience RES lors de la conférence « La reprise d’entreprises par les salariés, un modèle d’avenir?, au Village de la solidarité internationale, le 15/11/2013.

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« J’étais dans l’entreprise depuis 2002 lorsque des difficultés de trésorerie sont apparues en 2011. Le
28 février 2011 les dirigeants déposent le bilan et le tribunal de commerce de Lyon soumet l’entreprise à un plan de cession. Avec mes collaborateurs, on s’est sentis stoppés en plein vol. Je leur propose alors de reprendre l’entreprise sous le statut de SCOP, et le rachat s’est fait le 18 mai de la même année. On est passé de salariés à gérants ou associés, et deux exercices plus tard, nous voici bénéficiaires
 ».

Judy Kingue Manga

Reprise d’entreprise par les salariés : une démocratie innovante

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Cette conférence organisée ce 15 novembre 2013 dans le Village de la solidarité et animée par des intervenants de la société civile, a permis un éclairage supplémentaire sur la question de « la reprise d’entreprises par les salariés, un modèle d’avenir ? », quelques jours après le vote au Sénat de la loi Hamon encadrant ce secteur d’activité.

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Sylvia Rosales Montano (intervenant – présidente de l’ONG Apoyo Urbano), Lionel Favrot (animateur – directeur de la rédaction de Mag2 Lyon-Coop mag), François Lecouturier (intervenant – dirigeant d’Itinere Conseil), Cyril Zorman (intervenant – co-gérant de Probys, administreur de l’URSCOP*)

 « Le vrai enjeu de la loi est de faire parler de la reprise d’entreprises par les salariés »

         C’est évidemment sur la base de la loi Hamon que s’ouvrent les premières réflexions de la conférence. Au delà d’une véritable analyse critique de la loi par les intervenants, l’accent est porté plus particulièrement sur des enjeux médiatiques. Cyril Zorman, co-gérant de la SCOP** Probys et administrateur de l’URSCOP, considère que « le vrai enjeu de la loi est de faire parler de la reprise d’entreprises par les salariés, d’en discuter. La reprise de l’entreprise par les salariés sous la forme de SCOP est une culture innovante mais trop peu connue. C’est essentiellement un changement d’attitude, un autre regard qui doit être porté sur la RES***. Elle doit être considérée comme un modèle viable ».  Le débat des RES est actuellement porté sur la scène politique alors que  le modèle des SCOP existe déjà depuis une vingtaine d’années.

 

« On retrouve la logique coopérative et démocratique dans tous les pays du monde »

Parler de la RES au Village de la solidarité internationale c’est également et surtout mettre en avant les diversités d’application de ce modèle. Que l’on parle de gestion coopérative des marchés publics en Amérique latine, ou de reprise d’entreprises par les salariés en France, comme l’explique Cyril Zorman, « on trouve la logique coopérative et démocratique dans tous les pays du monde. La RES est avant tout une démocratie à un petit niveau, où chaque associé-salarié participe à la prise de décision ».  L’objectif est, et demeure, la valorisation d’actions communes et l’apprentissage de la démocratie interne.

*URSCOP : Union régionale des sociétés coopératives et participatives

**SCOP : Société coopérative et participative

***RES : Reprise d’entreprises par les salariés

Judy Kingue Manga

 

Escale au Village de la Solidarité Internationale !

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Escale au Village de la Solidarité Internationale !

Par Alexandra, citoyenne lyonnaise

Un ciel gris en ce 15 novembre 2013. Je me promène à Lyon, Place Bellecour et j’aperçois un chapiteau. Les visiteurs entrent, ne sachant pas à quoi s’attendre. Je me laisse entraîner par la curiosité. Il semblerait que la « Solidarité Internationale » soit à l’honneur ! Différents stands, différents continents mais un optimisme partagé par les exposants.

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Les gens déambulent, les mots « Droit », « Démocratie », « Egalité », « Solidarité » résonnent. Pour certains, il s’agit de « Droit à la Vie », « Droit à l’Education » et pour d’autres, c’est l’Egalité d’accès aux droits qui prévaut.

Tous voient en la société civile le moteur des gouvernements. Des personnes telles que vous et moi peuvent, ensemble, conjuguer leurs efforts pour entraîner la réaction des Etats afin d’améliorer les conditions de vie des populations. Serait-ce là une définition de la Solidarité Internationale ?

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On se laisse aisément porter par cet optimisme général. Lieu de discussions et de débats, tous ne sont pas d’accord. Quand l’un pense que l’Amérique latine est un modèle à suivre, l’autre estime qu’il n’est pas aisé de définir la Démocratie de manière universelle.

Qu’importe, tous sont là dans un esprit de bienveillance, d’espoir et de fraternité. Les  visiteurs repartent désormais avec l’idée que la Solidarité Internationale a un avenir prometteur. Etrangement, le ciel est bleu…

Témoignage recueilli par Claire Bugades et Laura Peudenier.

Bijoux du monde VSI

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Lyon, 15/11/2013 à 15h

En direct du village de la solidarité

Bijoux du Monde

Village de la Solidarité Internationale 2013 : l’artisanat du monde est à l’honneur !

Des bijoux ethniques sont à l’honneur sur le stand du marché commerce équitable.

En ivoire végétal, argent, acajou, os ou cuir de chameau, les couleurs, les  formes originales et les nombreuses perles rendent ces bijoux uniques. Réalisés à la main par des tribus africaines, Touaregs ou par les ethnies d’Amérique Latine ces bijoux vous invitent au voyage !

Bijoux à partir de 10 euros

Camille RAJON

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