Voyagez solidaires !

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« Toute personne a droit au travail » (article 25 de la DDHC), « Toute personne a droit à l’éducation » (article 26 de la DDHC). La démocratisation de l’accès à l’éducation et au travail est un maillon essentiel des « voyages solidaires ».

Le Village de la Solidarité Internationale accueille Anima Africa, ARVEL Voyages, La case d’Alidou, Cevied-Voyages, Maroc chez l’habitant, et La Nomadine. Ces associations ont pour but de favoriser les échanges entre la France et les pays du Sud, au travers de projets tels que la construction d’écoles, l’accès à l’éducation, l’accès au travail. Ces associations permettent le développement de la solidarité à l’international. Ces projets sont financés soit par des voyages solidaires organisés notamment par la Case d’Alidou et Anima Africa – respectivement à destination du Burkina Faso et de l’Ethiopie – soit par des dons. Le tourisme équitable joue aussi un rôle central dans le développement économique du pays, en favorisant notamment le commerce des locaux. Patrice Coeurjolly, bénévole de l’association la Case d’Alidou, définit cette solidarité : « il s’agit de faire en sorte que là où nous allions, les autochtones ne soient pas demandeurs mais acteurs de leurs devenirs ».

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Patrice Coeurjoly, bénévole de l’association La case d’Alidou, au Village de la Solidarité Internationale le 16/11/2013

Témoignage : Entretien avec Laurence Martin, présidente de l’association Anima Africa

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Les membres de l’association Anima Africa au Village de la Solidarité Internationale le 16/11/2013 : Joël Maisonnier (bénévole), Laurence Martin (présidente), Ranny Choeung (bénévole)

Qu’évoque pour vous le thème de la solidarité internationale ?

 « Le thème de la solidarité internationale évoque pour moi que l’on est tous des citoyens du monde et que le but de l’opération c’est de s’entraider. Nous, dans nos pays en occident, on a peut-être plus de facilités financières, même si parfois les gens se plaignent de payer trop d’impôts, trop de taxes, il y en a d’autres qui sont dans la difficulté. Comme on est tous frères, tendons la main à celui qui en a le plus besoin ».

Comment Anima Africa développe le voyage solidaire ?

« En fait le voyage solidaire est une proposition que l’on fait à nos adhérents pour découvrir un pays de par les paysages et la population particulièrement radieuse et généreuse. Malgré l’extrême pauvreté, ces pays savent donner beaucoup de cœur. Ce que l’on propose principalement, c’est du compagnonnage où chacun doit prendre ses responsabilités. Le voyage est un moyen de mieux connaître un pays, et plus particulièrement l’Ethiopie».

Votre association s’est spécialisée sur l’Ethiopie. Pourquoi l’Ethiopie, et envisagez-vous de vous étendre plus largement en Afrique ?

 « Oui bien sûre. L’Ethiopie parce que c’est un voyage personnel qui m’y a emmené dans un premier temps. A partir de là, j’ai rencontré une population extrêmement pauvre, d’où l’idée justement de leur tendre la main, de trouver une idée non pas pour les assister, mais plutôt pour les aider à développer leur propre économie locale. D’où l’idée de mettre en place des projets de refuges. On commence par l’Ethiopie avec pour objectif de construire d’autres refuges en Afrique.

Quel lien trouvez-vous entre le lien entre la solidarité et la démocratie ?

 « Oui effectivement, la démocratie part du principe que l’on s’attache aux véritables valeurs de l’individu, d’après les déclarations des droits de l’Homme que j’affiche toujours sur nos stands. À savoir que chaque individu sur terre a le droit d’avoir un toit, de quoi manger, la possibilité de s’éduquer, d’apprendre, et d’être dans des situations correctes ».

Quels sont vos objectifs à plus ou moins court terme ?

« On a besoin d’argent ! En effet, on ne fait pas d’assistanat. Des gens me disent parfois « j’ai des choses à vous donner ». C’est très gentil à eux mais nous avons besoin de financements. En un an et demi, nous avons récolté à peu près 5000 euros qui vont nous permettre de commencer les travaux de refuges et ainsi permettre à la population locale, de développer eux-mêmes leur économie ».

Judy Kingue Manga et Valentina Logreco

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